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Bonjour à toutes et à tous et soyez les bienvenus dans cet humble espace personnel consacré au cinéma.

Ce blog n'est pas destiné à faire la critique des nouvelles sorties ciné, y en a pas mal qui le font déjà très bien... donc en un peu moins régulier et général et un peu plus personnel je vais plutôt parler de films contreversés, qu’ils soient surestimés ou (et surtout) sous-estimés, injustement méconnus, des films les plus marquants et des plus beaux chefs d’œuvre du cinéma, afin de rendre hommage à cet art merveilleux...

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Je serai...

Pour ceux qui ne me connaissent pas, je m'appelle Yassine, j'ai commencer cette aventure Allocineenne complètement par hasard en voulant créer un "mon allocine" (ou quelque chose du genre) sauf que ni yassine, ni yas ni encore yass étaient disponibles, et c'est alors que c'est devenu yasss pour les intimes. S’il y a une chose dont je suis fier dans cette aventure c’est de m’avoir fait d’excellents amis. Pas seulement des messages derrière un clavier mais de vrais discussions entre amis sur ce que nous aimons le plus : le cinéma. Et c’est justement l’un d’entre eux, Keating, qui m’a donné envie, à travers cet article, de tenter à mon tour ce questionnaire.

               Si j’étais …

Un film : Il était une fois en Amérique

Un réalisateur : Sergio Leone, peu de films mais que de chefs d’œuvre !!

Corbis Sygma

Une histoire d'amour : Celle de Chaplin dans City Lights

Un sourire : Celui de Baleine dans Full Metal Jacket

Un regard : De Niro dans la peau d’Al Capone dans les incorruptibles

Un acteur : Robert De Niro

Une actrice : Jodie Foster

Un début : Le parrain et ce tout léger traveling avant qui nous met déjà dans le bain

Une fin : Umberto D. de De Sica, je pourrai en parler pendant des heures

Un générique : Celui de la Panthère Rose, et si je devais choisir je dirais le 4ème volet

Une scène clé : Le coup de cymbal dans L’homme qui en savait trop, qui masque le coup de feu

Une révélation : Kiyoshi Kurosawa, réalisateur impressionnant. De Cure à Jellyfish en passant par Kairo et Charisma, j’adore tous ses films

Koji Yakusho et Manami Konishi. Metropolitan FilmExport

Un gag : Encore la Panthère Rose, mais impossible d’en choisir un en particulier

Un fou rire : Robin Williams dans Madame Doubtfire

Un rêve : Cinema Paradiso, parce que le cinema est un rêve

Collection Christophe L.

Une mort : même réponse que Keating. La mort de Pacino à la fin de l’impasse. Ou encore celle de Billy Le Kid

Une performance d’acteur : De Niro dans The Deer Hunter, Pacino dans Scarface, McQueen dans Papillon

Steve McQueen. Collection Christophe L.

Une rencontre d'acteurs : Pacino / Brando dans le Parrain

Al Pacino et Marlon Brando. Collection Christophe L.

Un casting : Celui de Pulp Fiction

Un fantasme : être à la place de Zach Braff

Un baiser : Steve McQueen / Faye Dunaway dans Thomas Crown

Une scène d'amour : Au début de Lost Highway alors qu’on ne comprend pas vraiment ce qui se passe, et les scènes de Le facteur sonne toujours deux fois (le film pas le blog de kschoice)

Jessica Lange et Jack Nicholson. Collection Christophe L.

Un monologue : Le fameux are you talking to me ? aussi

Un dialogue : Dans Instinct, entre Cuba Gooding et Hopkins, ce dernier lui apprenant que liberté et contrôle ne sont qu’illusions

Une mise en abyme : La nuit Américaine de Truffaut

Jean-François Stévenin, François Truffaut et Nathalie Baye. Swashbuckler Films

Un plan séquence : Impossible de ne pas citer La corde d’Hitchcock

Un plan tout court : Dersou Ouzala :

Un choc plastique en couleurs : Ran de Kurosawa (encore), 2046

Un choc plastique en noir et blanc : Elephant Man, somptueux noir et blanc…

Un choc tout court : Underground de Kusturica

Un artiste sous-estimé : John Ford peut être, en tout cas on entend peu parler de lui, alors qu’il a une filmographie à faire rougir les plus grands

Un artiste surestimé : Christopher Nolan, il a certes de bons films à son actif mais ça s’arrête là

Warner Bros.

Un chef d’œuvre méconnu : Le tambour de Volker Schlöndorff

Un classique ennuyant : Autant en emporte le vent

Une apparition d’un personnage : Le personnage mystérieux de Lost Highway

Un traumatisme : La BA de Philosophy of a knife, rien que ça !!

Un gâchis : La mort de Leone avant d’avoir pu réaliser Leningrad

Une découverte récente : Du John Carpenter aussi avec L’antre de la folie, qui maintenant est mon préféré du réalisateur

Une bande originale : Toutes celles d’ Ennio Morricone, Il était une fois en Amérique en tête

Corbis Sygma

Une chanson : I’m deranged de Bowie dans Lost Highway, Brasil de Brasil

Un somnifère : Influences de Daniel Algrant (et dire qu’à l’époque j’étais impatient de le découvrir)

Un frisson : Eraserhead, une multitude de frissons même

Un monstre : Godzilla, le plus attachant de tous les monstres^^

Un torrent de larmes : Le Tombeau des Lucioles, Elephant Man

 
Les Contes de la lune vague après la pluie

 Inspiré de deux contes d'un recueil de nouvelles célèbre au Japon et d'un autre de Maupassant, Les contes de la lune vague sont une réflexion sans précédent sur le conflit des désirs masculins et féminins et la position de l'artiste.

Films sans Frontières

 Genjuro mène sa petite existence de potier de village, troublée par les luttes intestines qui divisent le Japon au XVIe siècle. Il vit au bord du lac Biwa avec Miyagi, sa femme, son jeune fils Genichi, sa sœur O-Hama et son beau-frère Tobei. Ce dernier, paysan borné, n'a qu'une ambition, devenir samuraï. La guerre favorise le commerce de Genjuro qui est saisi par la frénésie du gain. Ayant, malgré l'invasion du village, réussi une cuisson importante, il part avec les siens la vendre à la ville. L'approche de la guerre va révéler chez eux des désirs de pouvoir et de richesse irrépressibles qui vont les pousser à sacrifier leur famille et leur travail pour chercher en vain un bonheur impossible... et retrouver au bout du chemin la sagesse perdue.

Films sans Frontières

Dès l'étrange générique avec ses gongs, taïkos et autres instruments ethniques nippons, on est secoué par ce mélange de puissance et de raffinement mêlé. Le score de Fumio Hayasaka comporte des moments assez violents avec de nombreuses percussions (lors des scènes du début quand le potier Genjuro force sa femme à l'aider dans son travail) qui contrastent avec des passages plus magiques et impressionnistes (lors des scènes d'amour entre Genjuro et la princesse Wakasa) qui sont soulignées d'une harpe et de quelques bois.

Films sans Frontières

Les personnages des Contes de la lune vague après la pluie, sont animés par un même mouvement et frappés par la même sanction. Ils sont tous coupables d'avoir commis un écart, pour eux vital (l'amour, l'art, la politique), mais la plupart du temps mortel. Pour cette liberté, ils paieront le prix fort.

 Mizoguchi dénonce à travers eux, plus qu'en eux, l'ambition comme la suprême illusion de l'homme, celle qui lui fait préférer des rêves inaccessibles aux beautés inestimables de la réalité concrète. Il leur oppose les femmes, qui vivent jusqu'au tragique leur ancrage dans cette réalité dont les hommes veulent se défaire.

Films sans Frontières

Le plus étonnant, dans ces contes, reste le mélange de fantastique et de drame, rendu de façon très subtile par la gradation des gris et des noirs. Violence et passion s'y marient, et le destin, évidemment, a le rôle principal. La mise en scène, ample et précise, compte l’un des plus beaux plan-séquence jamais tourné (le passage au milieu du film du bain vers le pique-nique avec la princesse Wakasa).

Films sans Frontières

 Dans un registre qu'il maîtrise à la perfection, accentué par sa mise en scène théâtralisée à l'extrême, Mizoguchi livre une oeuvre terrifiante aux antipodes du film en costume classique plombé par des séquences de discussions interminables. Ainsi la Lune Vague après la pluie (lion d'argent à Venise en 1953) nous conte l’aventure de l’homme face à la vie qui, doit opter entre sa réalité profonde et l’apparence de sa réalité. Une fable sublime et violente sur les passions. Un récit sublimé et tragique du pauvre cœur des hommes, pris dans la tourmente de leur propre folie et de celle qui les entoure. La fin tente une impossible réconciliation de ses personnages avec un monde de valeurs simples mais essentielles et concrètes.

Films sans Frontières

 
Les Contes de la lune vague après la pluie - ma note pour ce film :
Réalisé par Kenji Mizoguchi
Avec Machiko Kyô, Masayuki Mori, Kinuyo Tanaka, ...
Année de production : 1953
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